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Éric Duhaime critique l’« arrogance » de Paul St-Pierre Plamondon

(Lac-Delage) Baisses d’impôt, aide à la natalité, loi et ordre, cryptomonnaies : le Parti conservateur du Québec a construit son programme électoral au cours de la fin de semaine, et Éric Duhaime se prépare à faire campagne contre « l’arrogant » Paul St-Pierre Plamondon.


Mis à jour hier à
16 h 06

Ce qu’il faut savoir

Éric Duhaime se prépare aux élections : il s’en prend à « l’arrogance » de Paul St-Pierre Plamondon et juge peu crédible le virage à droite des candidats à la succession de François Legault, Christine Fréchette et Bernard Drainville.

Le Parti conservateur se présente comme la solution de rechange au PQ en région et a dévoilé l’identité d’une dizaine de candidats.

Il a fait le plein de propositions politiques, dont la création d’un droit fondamental de posséder des bitcoins et la réduction de la taille de l’État.

« Êtes-vous tannés de trop payer pour en recevoir de moins en moins ? Le Québec au grand complet est écœuré », a lancé le chef du Parti conservateur, dimanche, dans son discours de clôture du « plus important » congrès de l’histoire de la formation politique.

Ce rassemblement, à Lac-Delage, en banlieue de Québec, a mené à l’adoption de près de 70 propositions politiques, allant de la réduction de la taille de l’État à la diminution des droits de mutation immobilière (« taxe de bienvenue »), en passant par la construction de prisons, l’élimination du marché du carbone et de Consignaction et la création d’un droit fondamental de posséder des bitcoins.

« Personne au Québec peut dire aujourd’hui que le PCQ n’a pas d’idées. On en a une quantité industrielle, et elles sont tellement bonnes que tous nos adversaires essaient de nous les voler », s’est réjoui M. Duhaime.

Arrogance

Parlant de ses adversaires, il a vertement critiqué le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, qui préfère parler de sa propre version de la bataille des plaines d’Abraham que du coût de la vie qui appauvrit les Québécois. Il a raillé le fait que le chef péquiste se présente comme le « gouvernement en attente ».

PHOTO JOSIE DESMARAIS, ARCHIVES LA PRESSE

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon

Vous ne trouvez pas que c’est un peu arrogant ? Que ça manque d’humilité ? M. St-Pierre Plamondon, c’est le gars qui organise le défilé de la rue Sainte-Catherine et qui n’a même pas le club pour faire les séries.

Éric Duhaime, chef du PCQ

Il se dit prêt pour le dernier test avant les élections : l’élection partielle dans Chicoutimi. Un sondage Pallas commandé par le PCQ et sa candidate Catherine Morissette place le parti en deuxième place à 23 %, derrière le PQ à 43 %. L’écart est grand, mais c’est déjà toute une remontée pour le PCQ, qui y a récolté 8,4 % des voix en 2022.

M. Duhaime campe le PCQ comme étant le visage de la troisième voie : l’autonomisme ne va pas « mourir » avec la Coalition avenir Québec, a-t-il tonné. Il a ridiculisé Bernard Drainville et Christine Fréchette, qui ont découvert, dit-il, une nouvelle passion pour le centre droit de l’échiquier politique, après avoir haussé les dépenses de l’État et embauché plus de fonctionnaires pendant sept ans.

À huit mois des élections générales, il a présenté une dizaine de candidats, dont Éloïse Coulombe, une étudiante en droit dans la circonscription de Charlesbourg, et Chantal Dauphinais, dans Huntington. Il a également désigné celui qui serait son ministre de la Santé, Karim Elayoubi. M. Duhaime songe à lui donner une circonscription où il aurait de bonnes chances d’être élu.

Natalité

En point de presse, Éric Duhaime a renchéri : le PCQ aura une proposition politique étoffée en santé, en éducation et pour l’autonomie du Québec. Il veut baisser les impôts. Il proposera un plan « famille » pour rehausser la natalité du Québec. Si les femmes ne font pas plus d’enfants, la nation québécoise est menacée de se « ratatiner », a-t-il indiqué. Une allocation pour les parents qui resteraient à la maison pourrait être mise en place, mais la décision n’est pas prise.

Le chef mise aussi sur la construction de maisons, alors que le « rêve » de l’accès à la propriété est mis à mal par une hausse importante du prix de l’habitation.

Et M. Duhaime insiste sur le mot « maison ». C’est « pas dans un trois et demie en haut du REM » qu’on élève une famille, a-t-il résumé. Reste à voir de quelle façon il compte s’y prendre.

D’autres choix risquent de faire réagir. Les membres ont voté pour « abroger » la réforme du droit de la famille et la création d’un patrimoine d’union parentale pour les conjoints de fait ayant des enfants : 64 pour, 55 contre. Les arguments : ce n’est pas au gouvernement de « s’ingérer dans un couple », et ce n’est pas à l’État « de définir la famille ».

Le PCQ a aussi adopté plusieurs résolutions sur la loi et l’ordre qui ont été présentées en congrès par l’ex-sénateur Pierre-Hugues Boisvenu. Au menu du PCQ, on pourrait augmenter le nombre de prisons au Québec pour réduire la surpopulation carcérale, rendre obligatoires les programmes de réhabilitation pour les détenus, appuyer les forces de l’ordre pour coincer « les criminels à cravate » et « encourager les juges à imposer des sentences plus sévères » pour des dossiers de violence conjugale et de maltraitance d’enfant.

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