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Oubliez Robert Thomas, voici ce que doit être la priorité du Canadien à la date limite

Le nom de Robert Thomas est assurément celui qui fait couler le plus d’encre à l’approche de la date butoir des transactions, et je comprends pourquoi. Toutefois, à mes yeux, il ne devrait pas être la priorité de Kent Hughes et Jeff Gorton.

Pour moi, le besoin le plus criant, celui qui se doit d’être considéré si le Canadien désire atteindre son objectif de franchir au moins une ronde en séries, est à la défense.

Certes, la brigade défensive du Canadien s’est améliorée avec l’acquisition de Noah Dobson, personne ne pourra dire le contraire. Toutefois, un élément n’a pas été remplacé l’été dernier : David Savard.

Le désavantage numérique doit être meilleur

Personne, dans la rotation actuelle du Canadien, n’est en mesure de combler toute la besogne défensive qui était accomplie par le vétéran québécois.

Et ça paraît.

L’an dernier, le Canadien a terminé la saison avec une efficacité de 80,9 % en désavantage numérique, soit la neuvième meilleure du circuit. Jusqu’à présent cette saison, ce pourcentage a chuté à 76,4 %, bon pour le 27e rang sur 32 équipes.

Le Tricolore a bâti sa brigade défensive à l’image de sa philosophie globale : agile et rapide, surtout avec la rondelle.

Cependant, parmi les équipes qualifiées en date d’aujourd’hui dans l’Est pour une place en séries, le Canadien est la seule équipe à avoir accordé 200 buts et la pire du groupe en désavantage avec son taux d’efficacité de 76,4 %.

Plus important que l’attaque

Présentement, le Canadien n’a pas la profondeur à la ligne bleue lui permettant d’être efficace avec régularité en infériorité numérique. Ce n’est pas pour rien que Mike Matheson est utilisé plus de quatre minutes par match en moyenne dans cette situation, un sommet dans la LNH.

C’est pourquoi je crois que le Canadien doit placer au sommet de sa liste d’épicerie l’acquisition d’un défenseur droitier d’expérience qui se spécialise en missions défensives.

En séries éliminatoires, le désavantage numérique est plus important que l’avantage numérique. Vous ne me croyez pas ? Sachez qu’au premier tour de l’an dernier, les deux meilleures équipes en avantage numérique ont été les Kings de Los Angeles (40 %) et le Canadien (33,3 %). Qu’est-il arrivé avec ces deux équipes ?

Elles ont été éliminées en première ronde.

Les Panthers de la Floride, doubles champions de la coupe Stanley, ont affiché des pourcentages d’efficacité de 86,4 % en 2024 et de 88 % en 2025, lors de leurs deux conquêtes.

Justement, en matière de profondeur, en 2024, cinq des six défenseurs permanents des Panthers ont joué au moins une minute en moyenne par match en infériorité numérique durant les séries, alors que quatre l’ont fait en 2025.

Qui doit-on viser ?

Ça demeure la grande question et je trouve qu’il s’agit d’un jeu dangereux. Il est difficile de départager le vrai du faux à travers toutes les rumeurs qui circulent présentement.

Par contre, s’il était vrai que Filip Hronek, des Canucks de Vancouver, est disponible, il serait ma priorité. Il a montré qu’il était en mesure de jouer de grosses minutes en missions défensives, tout en étant le partenaire d’un défenseur offensif d’élite en Quinn Hughes, avec les Canucks.

Les prochaines heures seront intéressantes.

Ça marche !


Getty Images via AFP

L’avantage numérique a offert deux autres buts au Canadien mardi soir. À 24,7 % d’efficacité, le CH est au septième rang dans la LNH.

Ça ne marche pas…


Getty Images via AFP

Évidemment, le désavantage numérique ! Ai-je besoin d’en rajouter ?

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