News CA

Le CH en voie de regretter son inaction du 6 mars?

Les athlètes professionnels ont une capacité renversante à se remettre d’un mauvais œil. À rebondir. 

C’est le défi qui attend le Canadien samedi soir face aux Islanders. La troupe de Patrick Roy en a échappé une grosse, jeudi. Elle voudra rebondir.

La lutte est atrocement serrée en vue des prochaines séries éliminatoires dans l’est.

Huit équipes ne peuvent toujours pas trouver un sommeil réparateur, car elles sont la cible de leurs voisins désireux de bouffer la même côte de bœuf.

Le Canadien semblait en plein contrôle, mais à l’instar de ses opposants, Montréal trébuche et se place dans une situation inconfortable.

Pas vraiment de la même façon que les autres. Le Canadien semble payer « cash » chacune des erreurs commises dans le feu de l’action.

Contre Detroit, jeudi, le trio de Kapanen, Demidov et Newhook est pris à 195 pieds du filet de Jakub Dobes avec une avance de 1-0 à protéger.

Il revient à temps, mais Newhook joue mollement, il refuse le sacrifice de se placer devant le porteur des Red Wings et il ouvre une ligne de tir qui finit derrière un Dobes qui méritait mieux.

L’égalité a été créée, Detroit a repris vie et a enfilé les deux buts suivants en route vers une victoire en temps réglementaire.

Mardi soir contre Boston, la confusion Hutson/Kapanen a ouvert la voie à Pavel Zacha. Les Bruins ont perdu, mais non sans repartir de Montréal avec un gros point de classement qui les place aujourd’hui à égalité avec le Canadien.


Photo Martin Chevalier

Depuis le retour de la Californie, le Tricolore joue beaucoup mieux. Les matchs sont davantage serrés et l’équipe réagit plutôt bien dans ces rencontres axées sur le style pratiqué en séries.

En Californie, il s’est marqué 10 buts en moyenne lors des trois rencontres, un score réduit à cinq buts par match lors des six derniers duels.

La fiche du CH lors de ce segment : trois victoires et trois défaites… Est-ce que l’équipe de Martin St-Louis est en perte de vitesse en raison de l’épuisement ? De sa jeunesse ? De l’absence de soutien arrivé à la date limite des transactions ?

Il y a certainement un peu de tout cela. Autant qu’il est fort probable que les opposants du Tricolore ont tous augmenté le tempo, leur niveau d’intensité.

Or, comme ils sont mieux nantis en expérience, qu’ils ont tous fait des acquisitions afin de colmater quelques brèches ou simplement ajouter de la profondeur, ça leur confère un ascendant sur le Canadien.

Jeff Gorton et Kent Hughes ont choisi le statu quo le 6 mars dernier. Indépendamment de ce qui a largement été répandu, la vérité est que s’ils avaient voulu danser, ils y auraient mis le prix et ils auraient trouvé leur partenaire.

St-Louis a accepté le résultat des courses avec son flegme habituel. Il est celui qui doit désormais assurer le statut d’équipe qualifiée de son groupe.

Il doit trouver des solutions à partir de l’effectif en place, à quelques détails près, Jacob Fowler en fut un, David Reinbacher devrait suivre, tout comme Michael Hage en avril.


Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Pas de trace toutefois de Justin Faulk, qui a disputé 20 excellentes minutes à la faveur des Wings et à l’encontre du Canadien, jeudi soir. C’est un petit exemple, il y en a d’autres, dont celui à venir, samedi soir, avec la présence de Brayden Schenn au centre du deuxième trio des Islanders.

Des gars obtenus contre des vétérans ordinaires et des choix de repêchage comme le Canadien en possède beaucoup.

Faut croire que le fameux avenir se décline sur une très longue période pour la direction, qui ne semble pas trop vouloir se rallier à l’expression qui veut que l’avenir, ce soit maintenant !

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button