LPHF | La Victoire se qualifie pour les séries éliminatoires

(Laval) La Victoire de Montréal est devenue la deuxième équipe à se qualifier pour les séries éliminatoires de la Ligue professionnelle de hockey féminin grâce à un gain de 3-0 contre les Goldeneyes de Vancouver devant une foule de 9176 spectateurs mercredi soir à la Place Bell.
Publié à
22 h 00
Malgré le score final, la formation montréalaise n’a pas eu la tâche facile contre l’équipe la moins productive à l’attaque dans la LPHF et qui semble destinée à rater les éliminatoires.
C’est un but de Hayley Scamurra à mi-chemin de la troisième période, qui a fait la différence en faveur de la Victoire (13-4-2-5), qui s’est approchée à deux points du Fleet de Boston et du premier rang.
Scamurra a confirmé la victoire en marquant dans un filet désert avec 1 : 37 à jouer au troisième vingt. Laura Stacey a obtenu des mentions d’aide sur les deux buts de Scamurra. Maggie Flaherty a imité Scamurra une cinquantaine de secondes plus tard.
Particulièrement solide en deuxième période, Ann-Renée Desbiens a fait face à 18 tirs et inscrit un sixième blanchissage cette saison. À l’autre extrémité, Emerance Maschmeyer a bloqué 25 tirs.
Avec ce gain, la Victoire a aussi établi un record de la LPHF en récoltant un point au classement dans un 12e match d’affilée. Durant cette séquence, la Victoire a amassé 30 points sur une possibilité de 36.
L’ancienne marque appartenait à la formation de Toronto lors de la saison inaugurale.
La Victoire reprendra le collier dès vendredi en rendant visite à la Charge d’Ottawa dans un match qui sera présenté au Centre Canadian Tire.
Mardi prochain, la Victoire sera de retour à la Place Bell pour y accueillir le Torrent de Seattle pour la deuxième fois en moins d’un mois.
Une formation remodelée
Les partisans de la Victoire qui avaient assisté au match local du 19 mars contre le Torrent – le dernier avant son périple de trois matchs à Winnipeg, au Minnesota et à Detroit – et qui étaient présents mercredi soir, ont peut-être eu de la difficulté à se retrouver parmi les changements au sein de la formation montréalaise.
Dans les faits, plusieurs de ces changements avaient été apportés en troisième période de la rencontre de samedi à Detroit et la Victoire avait réagi en marquant trois buts sans riposte dans un gain de 3-1 contre les Sirens de New York.
Mais face aux Goldeneyes, les joueuses de la Victoire ont provoqué peu de choses en attaque, malgré deux supériorités numériques au fil d’une première période que l’on pourrait qualifier de somnifère et qui s’est terminée sans le moindre but.
La deuxième période n’a rien offert de plus inspirant, à moins d’être des supporteurs des Goldeneyes, qui ont joué avec nettement plus d’énergie que les joueuses de la Victoire.
En fait, il a fallu une Desbiens alerte pour empêcher la formation de la Colombie-Britannique d’ouvrir la marque au deuxième vingt.
Les Goldeneyes ont eu le meilleur au tableau des tirs aux buts – huit contre six – et au chapitre des tirs de qualité. Desbiens s’est distinguée deux fois contre Anna Meixner et en une autre occasion face à Sarah Nurse.
Comme lors du premier vingt, la Victoire a eu deux opportunités de déployer son avantage numérique, mais là encore, les tirs ont été peu nombreux vers Maschmeyer, et peu menaçants.
Au moins, la Victoire a connu un très bon début de troisième période.
Le trio de Stacey, Scamurra et Irving a entamé la période en exerçant une bonne pression sur les Goldeneyes, et Maschmeyer a dû s’imposer devant Stacey et Scamurra.
Le même trio a finalement brisé la glace à 8 : 28 de la période, Scamurra marquant de l’enclave sur un tir sur réception après une belle passe de Stacey de derrière le filet.
Deux buts dans une cage déserte ont rassuré tout le monde à la Place Bell, après une bataille plus dure que prévue.




