Dans la tourmente, Brady Tkachuk défend son père: «Ses propos ont été transformés et déformés

Les Sénateurs d’Ottawa venaient de récolter une énorme victoire, par la marque de 4 à 1, face aux Sabres de Buffalo, les replaçant dans le portrait des séries. Malgré tout, c’est un fond de controverse qui teintait l’ambiance dans le vestiaire, après la rencontre.
Le capitaine des Sénateurs s’était retrouvé au centre d’une petite tempête, dans la journée, en raison de propos tenus par son père, Keith, au balado Wingmen, qu’il anime conjointement avec son frère Matthew des Panthers de la Floride.
Le paternel avait utilisé le micro de ses deux fils pour lancer quelques flèches aux joueurs de la LNH d’aujourd’hui qui, contrairement à son époque, ne jouent pas lorsqu’ils sont blessés.
« Oh, mon petit doigt me fait mal, je vais être à l’écart 6 à 8 [semaines] », avait-il nargué, devant ses deux fils qui n’offraient que des rires comme réponse.
Puis, il a aussi lancé une autre flèche aux gardiens de but.
« “J’ai eu une mauvaise nuit, je ne peux pas jouer aujourd’hui”. C’est dégoûtant. “Je ne peux pas jouer deux matchs en deux soirs”. C’est de la mauvaise gestion. »
Plusieurs ont alors fait un lien entre les propos de Keith Tkachuk et la situation de Linus Ullmark qui, quelques jours auparavant, n’avait pas obtenu un départ parce qu’il avait besoin de repos, selon l’entraîneur-chef Travis Green.
Propos transformés
Ni Tkachuk ni Ullmark n’avaient été rendus disponibles avant la rencontre face aux Sabres.
Le capitaine a toutefois pris la parole après la victoire et, après quelques questions sur le match, il a évidemment été questionné sur les propos de son père et la controverse qui s’est ensuivie.
« En le regardant à nouveau, je pense que c’est assez clair qu’il parlait de la Floride, a plaidé Brady. Je ne sais pas comment ça a été transformé et déformé. Sur place, je croyais que c’était évident qu’il parlait de la Floride. Il n’y a rien que je puisse faire si les gens veulent interpréter ces propos à leur façon.
« Je lui ai parlé après, il n’y avait aucun coup dirigé vers Linus. Je ne sais pas comment ç’a pu être déformé comme ça et pourquoi j’ai à en parler aujourd’hui. C’était clair à mes yeux qu’il parlait de la Floride », a-t-il répété.
« Ça vient d’une bonne place »
Un journaliste a alors tenté une troisième question, mais le numéro 7 des Sénateurs l’a coupé avant qu’il ait le temps de la conclure.
« J’ai déjà répondu deux fois. Je n’ai pas de contrôle sur la manière dont les gens interprètent ses propos. J’étais sur place et ces paroles ne sont pas sorties de ma bouche. J’ai un respect total pour mon père, c’est un futur membre du Temple de la renommée. Je ne vais pas mettre des mots dans sa bouche ou expliquer ce qu’il a dit. Ceux qui le connaissent savent que c’est un gars qui dit ce qu’il pense et je sais que ça vient d’une bonne place. »




