Nids-de-poule au Québec: «Levez le pied» et surtout, ne freinez jamais dans un cratère

La saison des nids-de-poule bat son plein au Québec. Depuis le début d’avril, les cycles quotidiens de gel et de dégel ont fait grimper de 50 % les appels pour crevaison à Montréal, et de 30 % ailleurs dans la province, selon CAA Québec.
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André Durocher, directeur de la Fondation CAA-Québec pour la sécurité routière, prodigue ses conseils aux automobilistes pour adapter leur conduite et éviter des dommages coûteux à leur véhicule.
« Il ne faut pas freiner lorsqu’on est dans un nid-de-poule. La physique fait en sorte que lorsqu’on freine, le poids de notre véhicule va vers l’avant et on risque de s’enfoncer encore plus », a averti M. Durocher, aux ondes de LCN, samedi.
Certains nids-de-poule peuvent d’ailleurs causer un choc violent. Dans ces cas-là, il est recommandé d’arrêter son véhicule sur l’accotement pour vérifier s’il a subi des dommages.
« Lorsqu’on frappe un nid-de-poule, particulièrement un nid-de-poule un peu, comme on dit, un peu violent, ce n’est pas une mauvaise idée de s’arrêter lorsqu’on le peut et de regarder voir s’il n’y a pas des dommages aux véhicules qui pourraient causer des problèmes », a-t-il expliqué.
Zigzaguer autour des nids-de-poule, n’est pas nécessairement une bonne idée non plus.
Routes mal entretenues
André Durocher souligne qu’il existe un déficit d’entretien des routes qui ne date pas d’hier. Il plaide pour un meilleur entretien « avant de commencer à construire de nouvelles routes ».
Les policiers ont aussi un rôle à jouer mais ne peuvent pas fermer toutes les routes crevassées de nids-de-poule, estime-t-il.
« On peut fermer une intersection ou quoi que ce soit, il n’y a pas de souci. Mais on parle ici de cas extrêmes évidemment. Sinon actuellement, je circulais à Montréal hier, je pense qu’on fermerait une bonne partie du centre-ville », a-t-il fait remarquer avec humour.
En bref : « Levez le pied » et « soyez prudent », a-t-il conclu.
Voyez l’entrevue intégrale dans la vidéo ci-haut.



