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«Nos liens étroits avec [les États-Unis] sont maintenant des faiblesses», dit Mark Carney

La relation entre le Canada et les États-Unis ne sera plus jamais la même et il faut s’adapter à cette nouvelle réalité, affirme Mark Carney.

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Dans une vidéo publiée dans ses réseaux sociaux dimanche, le premier ministre canadien dresse un portrait de la situation géopolitique et économique du pays et du reste de la planète. Il insiste sur l’importance pour le Canada de miser davantage sur son autonomie et de diversifier ses partenariats.

« Le monde est plus dangereux et plus divisé qu’avant. Les États-Unis ont changé de direction. Leur approche au commerce s’est transformée. Cette hausse des tarifs, c’est du jamais vu depuis la Grande Dépression. Nos forces traditionnelles, qui reposaient sur des liens étroits avec l’Amérique, sont maintenant des faiblesses », affirme-t-il.

M. Carney souligne que de nombreux travailleurs canadiens, dans les secteurs de l’automobile, de l’aluminium, de l’acier et du bois d’œuvre, sont présentement « attaqués » par les tarifs douaniers de Donald Trump. Il ajoute que plusieurs entreprises d’ici hésitent désormais à investir en raison de l’incertitude économique causée par le président américain.

« L’espoir n’est pas un plan »

« Les États-Unis ont tout changé et nous devons répondre. […] Aussi difficile que la situation puisse paraître, nous allons agir avec détermination pour confronter nos défis afin de les régler une fois pour toutes », clame M. Carney.

« La sécurité ne viendra pas en ignorant l’évidence. Nous n’allons pas ignorer cette menace à laquelle nous faisons face. Je ne vais pas minimiser cette crise », ajoute-t-il.

La solution, selon M. Carney, passe par l’établissement de nouveaux partenariats à l’étranger et l’ouverture de nouveaux marchés pour les produits canadiens.

« Certains vivent dans l’espoir que les Américains reviendront vite à la normale, que le bon vieux temps arrive à grands pas. C’est faux. L’espoir n’est pas un plan. La nostalgie, ce n’est pas une stratégie. »

Le Canada a été ébranlé par plusieurs crises au cours des dernières années, telles que la guerre en Irak, la crise financière mondiale, la COVID-19 et, désormais, la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump, soutient le premier ministre canadien.

« Nous devons prendre soin de nous-mêmes parce que nous ne pouvons pas compter sur un seul partenaire à l’étranger. Nous n’avons aucun contrôle sur nos voisins. Nous n’allons surtout pas parier notre futur sur un simple espoir que tout cela va se réaligner tout d’un coup », résume Mark Carney.

Le plan Carney

Le premier ministre du Canada entend miser sur l’économie, la création d’emplois et un « vaste réseau d’alliers sur lesquels on peut compter ».

« Nous allons ouvrir de nouveaux corridors commerciaux et énergétiques et doubler la taille de notre capacité en énergie propre. Notre plan est ambitieux. Mais en temps de crise, la fortune et l’audace vont de pair. C’était la vision que portaient ceux qui ont créé le Canada », déclare M. Carney.

Celui-ci a évoqué les gestes posés par son gouvernement pour atténuer les effets de la crise du logement et réduire le coût de la vie pour les ménages, mais reconnaît qu’il a encore beaucoup de pain sur la planche.

« Nous n’allons pas régler tous les problèmes du jour au lendemain. Il y aura des retards en cours de route, surtout à cause des perturbations à l’international, mais notre plan pour bâtir un Canada prend du galon et il va fonctionner », assure Mark Carney.

Le virage économique du Canada, qui se tourne de plus en plus vers de nouveaux partenaires commerciaux, est probant, soutient le premier ministre.

« Le Canada est en demande, et ça passe par l’énergie et par l’éducation. Nous sommes un partenaire de plus en plus fiable dans un monde qui est tout le contraire. Le Canada demeure une valeur sûre qui inspire toute la planète », estime-t-il.

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