Feux de foyer: la Ville de Québec utilise des caméras thermiques pour appliquer sa réglementation

La Ville de Québec reconnaît qu’elle utilise des caméras thermiques pour veiller au respect de sa réglementation lui permettant d’interdire temporairement de faire des feux de foyer en cas de mauvaise qualité de l’air.
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Les résidents de Québec ont dû s’abstenir d’utiliser leurs poêles à bois, foyers et fournaises pendant 41 heures, entre les 27 et 29 décembre derniers, car les modèles de prévision de la qualité de l’air utilisés par la Municipalité prédisaient un épisode de smog.
C’est la seule fois en 2025 et la troisième depuis que cette réglementation est entrée en vigueur, il y a deux ans, que l’administration municipale émettait un avis d’interdiction.
Bien qu’aucun constat d’infraction n’ait été remis à ce jour, la Ville déploie des efforts pour évaluer le respect de sa politique préventive sur le terrain.
3300 résidences vérifiées
Les 27 et 28 décembre, des vérifications ont été réalisées auprès de 3300 résidences dans le secteur de Cap-Rouge par des inspecteurs municipaux.
De ce nombre, 66 propriétés (ou 2%) contrevenaient à l’avis d’interdiction et ont reçu un accroche-porte en guise d’avertissement, affirme François Moisan, porte-parole à la Ville.
Il confirme que les inspecteurs ont recours à deux caméras thermiques qui permettent de détecter la chaleur émanant des cheminées, comme l’a rapporté le FM93 mardi.
L’utilisation de cet outil a été soulevée dans un groupe de citoyens de Cap-Rouge sur les réseaux sociaux le 28 décembre.
Dans les faits, l’acquisition des deux appareils, au coût de 3800$ chacun, remonte à 2024. Son usage n’est donc pas nouveau, spécifie M. Moisan.
La Ville continue de privilégier la sensibilisation en remettant un accroche-porte lors d’une première offense et un avis en cas de récidive.
Toutefois, en cas de deuxième récidive, un constat d’infraction de 300$ est imposé, explique M. Moisan.
«Réelle différence»
Dans un communiqué, la Ville a estimé que les propriétaires d’appareils à combustible solide ont «fort bien répondu» à la dernière interdiction temporaire, ce qui a permis de faire une «réelle différence».
Ce mécanisme est déclenché lorsque les conditions atmosphériques et météorologiques sont propices à une mauvaise qualité de l’air, en vertu d’un règlement entré en vigueur le 1er janvier 2024.
Des exceptions sont prévues en cas de panne d’électricité prolongée, ou si un bâtiment n’a pas d’autre source de chauffage.
L’administration Marchand insiste sur la nécessité de protéger les personnes vulnérables comme les enfants, les aînés et les personnes souffrant de maladies respiratoires, étant donné que la combustion du bois est reconnue comme une source importante de particules fines nocives pour la santé.
Selon une étude de Santé Canada que citait la Ville en 2024, à l’échelle du Québec, «les particules fines provenant du chauffage au bois tuent 1400 personnes par année».
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