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Un oiseau rare attire des centaines d’ornithologues à Montréal

Des centaines d’ornithologues ont convergé ces derniers jours vers le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, afin d’observer un oiseau rare: le rouge-gorge familier. Cette espèce, bien connue en Europe, n’avait jamais été répertoriée ici jusqu’à maintenant.

Une petite foule s’est rassemblée dimanche sur l’avenue Rougemont à Montréal, dans l’espoir d’apercevoir l’oiseau venu d’outre-Atlantique. Le rouge-gorge familier vit habituellement u sud de la France jusqu’en Scandinavie. Sa présence au Canada constitue une première observation officielle.

Selon le biologiste rencontré sur place, Samuel Denault, ce type de découverte est très importante pour les amateurs d’oiseaux. «Les gens ont un certain attrait pour les oiseaux qui s’égarent, qui ne sont pas au bon endroit. C’est rare une première mention au Canada, encore plus dans un grand centre», explique-t-il.

Quant aux raisons de cette présence inhabituelle du rouge-gorge familier au pays, le biologiste mentionne qu’il est difficile de cibler la raison exacte de sa venue.

«Le phénomène est connu pour d’autres oiseaux dans la famille des Turdidés. Quelquefois, ils ont déjà traversé dans le Nord-est américain au début de l’hiver, probablement après des épisodes de grands froids ou des vents qui les ont déviés», suppose M. Denault.

L’évènement a attiré des passionnés de partout au pays, certains ayant parcouru de longues distances pour voir l’oiseau. C’est le cas de Christopher Escott, venu de Toronto: «Je suis venu ici parce que j’aime voir de nouvelles espèces au Canada et je n’ai jamais vu de rouge-gorge européen dans ma vie», lâche-t-il.

TVA Nouvelles s’est d’ailleurs entretenue avec certains passionnés qui ont fait le chemin depuis la Colombie-Britannique.

La première personne à avoir repéré l’oiseau est Sabrina Jacob, une habituée de l’observation des oiseaux. 

«J’ai entendu un chant qui ne m’était pas familier. J’ai sorti mon cellulaire et je me suis mise à filmer. Il s’est pointé juste devant moi. On n’arrivait pas à y croire», confie-t-elle en entrevue.

Mme Jacob a ensuite partagé la vidéo sur l’application eBird, déclenchant un engouement rapide. «Ils pensaient que j’étais en voyage. Non, je suis vraiment à Montréal. Je suis chez moi.»

Moins d’une journée après la publication, des dizaines d’ornithologues se pressaient déjà devant sa résidence afin de tenter de capturer un cliché de l’oiseau rare.

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