Wall Street et la Bourse de Toronto avancent

(Washington) La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé vendredi, le ralentissement de l’inflation aux États-Unis n’ayant pas provoqué d’enthousiasme durable parmi les investisseurs, qui continuent d’exprimer leurs doutes sur l’intelligence artificielle et la technologie.
Mis à jour le
13 février
Le Dow Jones a pris 0,10 %, l’indice NASDAQ a reculé de 0,22 % et l’indice élargi S&P 500 a grappillé 0,05 %. Sur la semaine, Wall Street a fini dans le rouge.
Durant la séance, « les actions sont passées plusieurs fois de gains modestes à des pertes, en raison d’une volatilité accrue après trois jours consécutifs de baisse » pour le S&P 500, note Jose Torres, d’Interactive Brokers.
La place américaine a accueilli en début de journée la publication des dernières données d’inflation américaines.
Les prix à la consommation (CPI) ont progressé de 2,4 % sur un an en janvier contre 2,7 % le mois précédent, une décélération un peu plus forte que ce que prévoyaient les analystes.
« Les principaux chiffres sont encourageants », assure Kevin Ford, de Convera.
« Sous la surface, cependant, il y a quelques anomalies dignes d’intérêt », ajoute l’analyste, citant notamment la croissance de l’inflation des « services hors logement ».
Pour Bernd Weidensteiner, de Commerzbank, « les chiffres publiés aujourd’hui sont probablement très arrangeants pour la Fed », la banque centrale américaine.
D’un côté, cette accalmie allège quelque peu la crainte d’une hausse des prix hors de contrôle, qui appellerait à un resserrement monétaire.
Mais de l’autre, « le niveau d’inflation n’a pas diminué de manière suffisamment marquée pour relancer immédiatement les discussions sur une baisse des taux d’intérêt à court terme », souligne M. Weidensteiner.
À la suite de la publication de ces données, les attentes sur le calendrier des futures détentes monétaires de la Fed ont évolué à la marge, selon l’outil de veille CME FedWatch.
Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’État américain se détendait à 4,05 % vers 16 h 20 (heure de l’Est), son plus bas niveau depuis décembre.
Au-delà de ces considérations macroéconomiques, « les marchés semblent actuellement beaucoup plus préoccupés par les possibilités de perturbation liées à l’intelligence artificielle dans un large éventail de secteurs », estime Chris Zaccarelli, de Northlight Asset Management.
Les éditeurs de logiciels, les assurances, les entreprises d’analyse de données ou encore les agences de notations ont subi des revers boursiers ces dernières semaines pour ces raisons.
Ailleurs à la cote, le groupe de paris sportifs en ligne DraftKings (-13,51 % à 21,76 dollars) a chuté après l’annonce de prévisions largement sous les attentes pour l’exercice fiscal en cours. Il prévoit un chiffre d’affaires compris entre 6,5 et 6,9 milliards de dollars, manquant la cible de 7,31 milliards prévue par les analystes.
La plateforme de réservations de vols Expedia (-6,41 % à 212,67 dollars) a aussi terminé en baisse, après avoir identifié comme un risque potentiel l’émergence de concurrents dopés à l’intelligence artificielle (IA). Lors du dernier trimestre 2025, l’entreprise a toutefois fait mieux qu’attendu.
Le constructeur de véhicules électriques Rivian (+26,64 % à 17,73 dollars) s’est lui envolé. Il prévoit un bond d’environ 50 % du nombre de livraisons de ses véhicules cette année, par rapport à 2025. Ses résultats du trimestre passé ont aussi été au-dessus des anticipations.
La Bourse de Toronto a progressé de plus de 600 points
Le principal indice boursier du Canada a grimpé de 1,87 %, vendredi, aidé par les gains enregistrés dans le secteur des matières premières, tandis que les marchés américains ont affiché des résultats en ordre dispersé.
L’indice composé S&P/TSX a gagné 608,43 points pour atteindre 33 073,71 points.
Sur le marché des devises, le dollar canadien se négociait vendredi au cours moyen de 73,45 cents US, en baisse par rapport à celui de 73,50 cents US de jeudi.
À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut, pour livraison en mars, a augmenté de 5 cents US, à 62,89 $ US le baril.
Le prix de l’or, pour livraison en avril, a connu une hausse de 97,90 $ US, à 5046,30 $ US l’once.
La Presse Canadienne




