News CA

Dobes face aux Leafs, Montembeault travaille son point faible

Les gardiens du Canadien de Montréal ont été éprouvés lors du voyage en Californie. Samuel Montembeault et Jakub Dobes ont été bombardés de 99 tirs, de sorte qu’ils ont montré un taux d’efficacité de ,859.

Le Canadien reprendra l’action mardi au Centre Bell avec un match contre les Maple Leafs de Toronto. Dobes, qui a rebondi contre les Kings après avoir accordé six buts aux Sharks, sera alors devant le filet.

Montembeault, qui a avoué avoir vécu beaucoup de stress cette année avec son début de saison en demi-teinte et la possibilité d’être retenu au sein de l’équipe olympique canadienne, a été trompé quelques fois par des tirs de loin.

C’est d’ailleurs un aspect du jeu qu’il travaille avec l’entraîneur des gardiens, Marco Marciano.

« C’est ce qu’on regarde le plus depuis mon retour de Laval, a-t-il affirmé. C’est vraiment la partie que j’ai le plus de misère durant les matchs : les tirs voilés. On travaille beaucoup là-dessus. C’est de mettre mes yeux rapidement dessus et de me battre pour la trouver à travers le trafic. »

Avec deux séquences de deux matchs en deux soirs durant la même semaine, Montembeault devrait avoir l’occasion de revoir de l’action.

« Ça fait du bien pour le rythme. Ça nous fait beaucoup de matchs, mais on essaie de pas penser trop loin de se concentrer sur demain. »

Mais tout ne repose pas que sur les épaules des gardiens. Les revirements et le travail pour libérer l’espace devant le filet sont deux éléments ciblés par l’entraîneur-chef Martin St-Louis afin d’aider les hommes masqués à faire leur travail.

« Ça commence loin de ta zone pour aider ton gardien, a fait valoir l’entraîneur québécois. Les revirements en zone offensive, si tu as un bon échec avant à cinq, tu vas récupérer la rondelle et tu n’auras pas à te défendre. Ce n’est pas une action, mais il faut être combatif, sans la rondelle, pour aider nos gardiens. »

Montembeault a aussi appuyé le discours de St-Louis au sujet de l’entêtement des joueurs à forcer des jeux à faible en entrée de zone.

« On est une équipe vraiment explosive offensivement, qui n’a pas de misère à marquer des buts. Donc c’est ça qu’on veut travailler (le jeu défensif). Ne pas essayer de forcer le “rush game”, que si on n’a pas d’option en zone neutre, il ne faut pas avoir peur de mettre la rondelle en zone offensive et de travailler pour aller la récupérer. L’autre équipe va faire des erreurs, et avec le punch offensif qu’on a, on va être capable de marquer autant », de dire Montembeault.

Sans pointer qui que ce soit du doigt, St-Louis a par ailleurs comparé le travail pour faire le ménage devant le demi-cercle du gardien à un art.

« Ça part avec une décision d’un individu autour du filet, a-t-il avancé. Quand l’autre équipe a la rondelle, il y a de bonnes chances qu’elle aille vers le filet. Te concentres-tu sur la rondelle, où est-ce qu’il y a un gars dangereux alentour? Quand on est bons, on anticipe mieux. Pour anticiper, il faut que tu sois alerte et que tu saches où la rondelle s’en va.

« Ce n’est pas une job facile; les joueurs ne te laisseront pas faire. Les autres joueurs travaillent pour t’empêcher de les tasser. C’est un travail important », a-t-il lancé.

Le Canadien s’est réveillé au huitième rang du classement général de la ligue, mais la parité dans l’Est fait qu’il se contente d’une place parmi les équipes repêchées en ce moment en vertu d’une fiche de 34-18-10, bonne pour 78 points. Il compte quatre points d’avance sur les Blue Jackets de Columbus, premier club exclu du portrait des séries éliminatoires, avec un match en main.

« L’année passée, on n’avait pas beaucoup de marge de manoeuvre, de dire Montembeault. Cette année, on a été capables d’être constants pour se placer dans une position comme ça. C’est assez fou dans notre division, même dans notre association. Il faut qu’on maintienne le gardien. »

Articles connexes

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button