Un cure-dent aromatisé réinventé par une entreprise de Québec

Le cure-dent revient au goût du jour grâce à un entrepreneur de Québec qui a pensé à Fling pour se défaire de ses mauvaises habitudes.
Le fondateur de Fling, François-Étienne Boivin, propose un cure-dent aromatisé comme un outil de gestion des habitudes, comme se ronger les ongles.
« Mon défi, c’est de faire passer l’idée qu’un cure-dent aromatisé n’est pas un simple objet banal, mais qu’il est un véritable outil de gestion des habitudes. Beaucoup de gens se rongent les ongles, vapotent ou mâchent des bonbons. »
« Théoriquement, lorsqu’on veut remplacer une habitude, la meilleure façon de le faire, c’est avec une thérapie de remplacement. Fling se positionne là, et après, ça devient un produit qu’on consomme juste par pur plaisir », a-t-il expliqué.
Avec son profil professionnel spécialisé en développement de marché, M. Boivin confie qu’il possède un grand sens de l’observation. L’idée lui est venue après la lecture du livre Atomic Habits de James Clear, un best-seller traduit dans plus de 65 langues et vendu à plus de vingt millions d’exemplaires.
« Ça m’a permis de remettre en question plusieurs petites habitudes que j’avais à changer moi-même », dit-il.
Le bouleau
Les cure-dents sont fabriqués à partir de bouleau qui a la particularité de bien absorber les saveurs et de les faire durer plus longtemps.
« La période de recherche et de développement a duré environ un an. Cela a été fait en collaboration avec des chimistes afin d’obtenir le grade alimentaire nécessaire à la commercialisation et pour s’assurer d’avoir les meilleures saveurs. »
C’est en cherchant une solution simple et accessible pour transformer certaines habitudes que le fondateur a conçu le concept de Fling.
Photo: Enzo Cuyan Lopez
Fling est commercialisé depuis septembre 2025 en cinq saveurs : menthe glacée, explosion cannelle, frisson cola, pêches juteuses et éclat melon. L’entreprise vise un public de 18 à 45 ans composé autant de femmes que d’hommes. De plus, M. Boivin souhaite toucher les jeunes afin d’aider à contrer le fléau du vapotage.
« On connaît très bien les enjeux de la vapoteuse chez les jeunes au Québec, mais aucun produit concurrent sérieux n’était proposé en alternative. Ça prenait quelque chose de simple à utiliser, avec un branding qui connecte dans la “vibe” urbaine et rebelle. »
« J’ai voulu créer ces cure-dents, un produit cool qui fait penser à autre chose, qui est socialement accepté et qui te donne même à la limite un petit côté badass comme on voit dans les films. »
Les cure-dents viennent dans un emballage attrayant contenant chacun 25 cure-dents. Contrairement aux cure-dents traditionnels, qui ont deux bouts pointus, le Fling n’a qu’une pointe.
« Cela permet d’identifier facilement quelqu’un qui utilise le cure-dent Fling. Ça crée une identité propre au produit. L’autre chose, c’est que ça permet de retirer hygiéniquement le cure-dent de la bouche. »
Pour le moment, ces cure-dents sont distribués dans plus d’une dizaine de points de vente au Québec. Les détails sont disponibles dans le site Internet de Fling. Depuis le lancement, M. Boivin affirme que les ventes en ligne sont en croissance et que les ententes de distribution sont aussi en progression.




