La canicule continue de frapper le sud-ouest du pays

Certaines régions de la Californie et de l’Arizona étaient de nouveau placées en alerte canicule samedi, tandis qu’une chaleur étouffante, digne de l’été, s’étendait jusqu’au Nebraska, au lendemain du printemps.
Publié hier à
17 h 18
Des températures égales ou supérieures à 37,7 °C étaient prévues dans le sud-ouest, et clôturaient une semaine exceptionnelle de chaleur record.
Les experts prévoient que les mois d’avril, mai et juin seront probablement plus chauds que la normale presque partout aux États-Unis.
Win Marsh a expliqué que la chaleur l’avait incitée à rentrer plus tôt chez elle, en Utah, après avoir parcouru 273 kilomètres en 2 semaines avec son mari, Stephen, en Arizona. Leur objectif était de parcourir plus de 1287 kilomètres sur le sentier de l’Arizona.
« Nous connaissons nos limites, a déclaré Mme Marsh, 63 ans, samedi. Impossible de randonner quand on a trop chaud. Il n’y a pas d’ombre et les points d’eau s’assèchent. Nous avons promis à nos enfants de ne pas prendre de risques. Nous ne sommes pas là pour une opération de sauvetage. »
Le Service météorologique national prévoyait 37,7 °C à Tucson, en Arizona. Le désert de Yuma, une communauté désertique du sud-ouest de l’Arizona, s’apprêtait à atteindre 40,5 °C, au lendemain d’un record de température pour un mois de mars aux États-Unis avec 43,3 °C.
Deux localités du sud de la Californie ont également enregistré ces températures vendredi. Les experts indiquent que les journées caniculaires arrivent généralement en mai, et non en mars.
PHOTO GREGORY BULL, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Une femme range ses affaires après s’être reposée à l’ombre au bord du lac Salton, le 19 mars 2026, près de North Shore, en Californie.
Dans le Midwest, des températures dépassant les 32,2 °C étaient prévues dans tout le Nebraska, avant une forte baisse dimanche, avec des températures entre 10 et 15 °C.
Une alerte rouge a été émise, signalant un risque accru d’incendies de forêt. Certaines régions du Texas ont également enregistré des températures de 32 °C ou plus samedi.
Selon un rapport publié vendredi par World Weather Attribution, un groupe international de scientifiques étudiant les causes des phénomènes météorologiques extrêmes, la chaleur de mars aurait été pratiquement impossible sans les changements climatiques d’origine humaine.




