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Canadien-Lightning | Une série en cinq confrontations

Le Canadien et le Lightning de Tampa Bay se sont livré des duels corsés cette saison et ils vont maintenant remettre ça quatre, cinq, six, peut-être sept fois. On peut certes y voir un match revanche de la finale de 2021, un duel entre les deux villes pressenties pour un projet délirant d’équipe de baseball en copropriété, ou encore une guerre par procuration entre Ron DeSantis et Christine Fréchette. Penchons-nous plutôt sur les duels qui auront une véritable incidence sur la série.


Publié à
5 h 00

Cole Caufield contre Andrei Vasilevskiy

Cole Caufield n’a certes pas le CV d’Alexander Ovechkin, n’empêche qu’il était surprenant de constater que jusqu’à tout récemment, il n’avait encore jamais marqué contre Andrei Vasilevskiy, un rival de division. Caufield a mis un terme à sa disette le 31 mars à Tampa, quoi que sans rien lui enlever, il n’a eu qu’à tirer dans un filet désert après que Juraj Slafkovský eut fait le gros du travail. Caufield a remis ça en grand 10 jours plus tard en enfilant son fameux 50e but de la saison face au gardien russe, avec un tir digne d’un pur franc-tireur. Caufield compte donc 2 buts sur 23 tirs face à Vasilevskiy. En ajoutant la finale de 2021, on arrive même à 2 buts sur 32 tirs, pour un taux de succès de 6,25 %, bien loin des 14,2 % qu’il affiche depuis le début de sa carrière. On verra si ses deux récentes réussites lui insuffleront la confiance de déjouer un des meilleurs gardiens au monde.

Mike Matheson contre Nikita Kucherov

PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, ARCHIVES LA PRESSE

Mike Matheson

Nikita Kucherov devra certes en découdre avec les partisans du Canadien, qui l’ont copieusement hué lors de ses récentes visites au Centre Bell, peut-être en lien avec son point de presse qui a suivi la conquête de 2021. Mais de façon plus rationnelle, c’est avec le coup de patin de Mike Matheson que le Tricolore a davantage de chances de ralentir Kucherov. Ces dernières années, Matheson a livré quelques performances défensives d’anthologie contre Connor McDavid et Nathan MacKinnon, pour ne nommer qu’eux. En revanche, c’est plus compliqué face à Kucherov. Au cours des deux dernières saisons – soit depuis que le CH est compétitif –, le Lightning a l’avantage 6-4 aux buts marqués à 5 contre 5 pendant les 53 minutes où Matheson et Kucherov se sont affrontés*.

* Source : Natural Stat Trick

Nick Suzuki contre Anthony Cirelli

PHOTO KIM KLEMENT NEITZEL, ARCHIVES IMAGN IMAGES

Anthony Cirelli

Ces deux noms-là seront souvent associés ensemble au cours des prochaines semaines, dans les plus grands débats philosophiques sur la raison d’être du trophée Selke. Les deux retirent une fierté de se présenter comme des centres fiables défensivement, et il fut une époque où le trophée était remis à des producteurs d’une cinquantaine de points (on salue ici Rick Meagher), ce qu’est Cirelli bon an, mal an. Sauf qu’avec sa récolte de 101 points et sa fiche de +37, Suzuki pourrait être un candidat plus populaire. Les bulletins de vote seront déjà remis quand s’amorcera la série, mais il s’agira néanmoins d’une belle occasion de les observer face à face. Au cours des deux dernières saisons, Cirelli est l’attaquant du Lightning que Suzuki a le plus affronté. Qui plus est, Cirelli est l’homme de confiance de Jon Cooper pour les mises au jeu en zone défensive. Suzuki détient d’ailleurs un mince avantage aux mises au jeu face à Cirelli cette saison, avec 18 victoires en 33 affrontements (54,5 %).

Lane Hutson contre Corey Perry

PHOTO DOMINICK GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE

Lane Hutson

Bon… Ce duel ne sera pas celui que l’on verra le plus souvent sur la patinoire, pour la simple et bonne raison que Perry, qui était recrue quand Georges Vézina a contracté la tuberculose, ne joue plus que 12 minutes par match. Sauf qu’il a préparé le terrain lors de la visite du Lightning à Montréal, la semaine dernière, en adressant quelques mots à Hutson après les sifflets des officiels. Perry n’est évidemment pas surnommé « le ver de terre » par hasard ; il s’est fait une spécialité de déranger l’adversaire toute sa carrière, spécialité qui lui a valu une Coupe Stanley et cinq autres présences en finale. Perry tentera de faire mal au CH avec ses mots, mais le Lightning compte aussi sur Nick Paul, Zemgus Girgensons et Yanni Gourde qui vont le faire avec leurs épaules. Rappelons ici que Noah Dobson et Alexandre Carrier ont terminé respectivement 6e et 7e pour les mises en échec encaissées dans la LNH cette saison.

Martin St-Louis contre Jon Cooper

PHOTO HANNAH FOSLIEN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Jon Cooper

Martin St-Louis n’a jamais caché son admiration pour ce que le Lightning a construit depuis une quinzaine d’années, sous Steve Yzerman, puis Julien BriseBois. Encore la semaine dernière, l’entraîneur-chef du Canadien a offert un long laïus sur la façon dont le Lightning a évolué au fil des ans, d’une « bonne équipe offensive » à des joueurs « beaucoup plus fatigants à affronter ». Jon Cooper a lui aussi évolué dans ce parcours, au point de se hisser dans l’élite de sa profession, même sans son nom sur le trophée Jack-Adams. Il sera intéressant de suivre le parcours de St-Louis en ce sens. Il se distingue jusqu’ici par le travail de développement qu’il a fait avec Caufield, Hutson et Slafkovský, entre autres. Il faudra maintenant voir si ses succès individuels seront suivis de succès collectifs. Les 106 points en sont un exemple ; gagner un tour ou deux en serait un autre.


Lisez « Quand les éclairs créent des flammèches »

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