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Retour au bureau 3 jours/semaine: plus de 650 fonctionnaires préfèrent travailler moins

Plus de 650 fonctionnaires ont opté pour une semaine de travail réduite depuis que Québec a annoncé son intention de les ramener au bureau trois jours par semaine. Désormais, un employé sur dix bénéficie d’un horaire allégé au gouvernement.

Au début du mois de décembre, la ministre France-Élaine Duranceau a prévenu les fonctionnaires : le télétravail doit être limité à deux jours par semaine maximum et le boulot en présentiel, priorisé.

Une nouvelle politique postpandémique inspirée d’autres provinces et du secteur privé qui est entrée progressivement en vigueur à compter de la fin janvier dans les ministères et les organismes.

Depuis décembre, « 654 employés, soit une augmentation d’environ 10 %, se sont prévalus d’un aménagement de réduction du temps de travail », précise le Conseil du trésor.

Ils sont maintenant 7740 à profiter de cet allègement au sein de l’appareil public, qui compte un peu plus de 77 000 personnes, en excluant les réseaux de la santé et de l’éducation.

Moins de présentiel, mais pleine pension

Ces ententes entre le gouvernement et ses fonctionnaires peuvent prendre différentes formes, allant généralement de 28h à 35h de travail hebdomadaire et impliquant la plupart du temps une journée de congé.

Ce qui permet habituellement aux travailleurs de ne pas avoir à se pointer le nez dans les tours de bureaux plus de deux fois par semaine.

Cette diminution des heures de boulot vient évidemment avec une réduction de salaire équivalente.

Lorsqu’un employé a cumulé au moins trois ans de travail, il paie une « pleine cotisation » à son régime de retraite, indique le ministère. Ce qui lui donnera aussi droit à une pleine pension du RREGOP.

Une stratégie pour réduire la taille de l’État

Mais surtout, une semaine allégée permet au gouvernement caquiste de « réduire » la taille de l’État en diminuant le nombre d’heures travaillées.

La ministre Duranceau ne s’en est jamais cachée : cette mesure fait partie de sa stratégie pour atteindre la cible de diminution d’effectifs, tout comme les départs à la retraite non systématiquement remplacés.


Capture d’écran AssNat

Un engagement phare de la CAQ à son arrivée au pouvoir, qui ne s’est toutefois jamais réalisé. Sous le règne de François Legault, la fonction publique québécoise a plutôt gonflé de plus de 10 000 employés.

Rappelons que l’opération de dégraissage de l’État entamée en toute fin de mandat aura tout de même permis de supprimer 3540 postes de fonctionnaires cette année, c’est-à-dire plus que prévu.

Un gel de recrutement et l’abolition des postes temporaires et occasionnels avaient été décrétés pour y arriver. Un passage obligé pour revenir à l’équilibre budgétaire, alors que les salaires et les conditions de travail des employés de l’État siphonnent désormais une bonne partie des dépenses du trésor public.

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