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Démission à la CAQ | Une élue caquiste déplore le sort de Gilles Bélanger

(Québec) Une élue caquiste se porte à la défense de Gilles Bélanger, qui a claqué la porte du parti après son exclusion du conseil des ministres. Le sort qui lui a été réservé démontre que les députés ne sont pas « utilisés à leur plein potentiel et en fonction de leurs compétences » au sein du gouvernement, estime Marie-Louise Tardif.


Publié hier à
10 h 32

Tout comme Gilles Bélanger, la députée de Laviolette–Saint-Maurice a appuyé Christine Fréchette lors de la course à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ). Jeudi, elle a répondu au message que M. Bélanger a publié sur les réseaux sociaux afin d’annoncer sa démission de la CAQ. L’ex-ministre de la Cybersécurité et du Numérique et député d’Orford siégera désormais comme indépendant à l’Assemblée nationale.

« Nous avons été privilégiés de pouvoir compter sur une personne de si grande qualité dans notre équipe. Dommage que les députés ne soient pas utilisés à leur plein potentiel et en fonction de leurs compétences comme ce serait le cas en entreprise privée ; nous faisons de la politique ! » écrit Marie-Louise Tardif.

Dans son message, Gilles Bélanger soutient que « l’impossibilité de faire valoir l’importance du numérique dans l’ensemble de l’œuvre gouvernementale a été une grande déception » pour lui.

« J’ai cru que les choses pouvaient changer rapidement, mais je ne sens pas cette ambition qui est étonnamment perçue comme un risque », dit-il. Il rappelle ses signaux d’alarme concernant le Dossier santé numérique. Il regrette qu’on lui ait mis des bâtons dans les roues concernant son projet de partenariat public-privé avec CGI pour mener des projets informatiques. Rappelons que le Conseil du trésor et l’UPAC avaient d’importantes réserves. « Concernant la couverture cellulaire, dans la foulée du succès de l’internet haute vitesse, mes actions ont été sévèrement freinées », ajoute-t-il.

Dans sa réponse, Marie-Louise Tardif déplore la situation. « Je suis sincèrement désolée que tu aies dû te battre à plusieurs reprises au cours des années pour faire avancer les dossiers et que tu n’aies pas pu mettre en place le partenariat avec CGI, mais ceci est mon opinion personnelle », affirme-t-elle.

Elle a fait cette sortie juste avant la première réunion du Conseil des régions, créé par la première ministre Christine Fréchette. Elle a aboli une pratique qui existait depuis longtemps : il n’y a plus un ministre responsable pour chaque région (sauf pour Montréal et Québec).

Le Conseil des régions réunit une dizaine de députés caquistes des quatre coins du Québec sous la houlette du ministre délégué aux Régions, Mathieu Lévesque. Ce dernier n’a ni portefeuille ni pouvoir de signature et relève du ministre des Affaires municipales Samuel Poulin.

Marie-Louise Tardif ne fait pas partie du Conseil des régions ; le représentant de la Mauricie est Simon Allaire (Maskinongé). Elle est élue depuis 2018 et n’a jamais siégé au conseil des ministres.

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