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Brendan Gallagher | Un compétiteur-né

J’étais vraiment heureux lorsque j’ai appris que Brendan Gallagher serait de retour dans la formation du Canadien en vue du cinquième match face au Lightning.


Publié à
5 h 00

Je sais à quel point Gally est un compétiteur. Il s’est retrouvé dans une situation plus difficile cette saison, alors que plusieurs jeunes joueurs poussent pour obtenir du temps de glace. Malgré tout, il a fait preuve d’un grand professionnalisme. Ce n’est jamais agréable à vivre, mais il a continué de travailler et d’être présent dans l’entourage du club.

Alors qu’il était contraint de regarder l’action de la galerie de presse, en fin de saison et au début de la série, il a attendu patiemment son tour en gardant le couteau entre les dents. Puis, lorsqu’on a fait appel à lui, il est arrivé fin prêt. Et il a fait le travail comme lui seul est capable de le faire.

Gallagher est un joueur expérimenté qui est capable d’avoir un impact immédiat lorsqu’on l’insère dans la formation. C’est pourquoi je n’ai pas été étonné par la performance qu’il a livrée dans ce cinquième match contre Tampa.

Lors de la rencontre, il a gardé son jeu simple. Il a déployé toute son énergie et a créé du chaos devant le filet. C’est d’ailleurs ce qui lui a permis de marquer le premier but du match. Il savait exactement ce qu’il faisait.

Une présence précieuse

Durant notre carrière, il finira toujours par y avoir quelqu’un qui viendra prendre notre place. C’est la nature de notre sport. Quand on joue depuis aussi longtemps que Gallagher dans la LNH, c’est parce qu’on est un compétiteur né. Il n’est pas le plus grand ni le plus rapide, mais il trouve toujours le moyen de laisser sa marque sur un match. Il savait qu’il aurait sa chance, et il ne l’a pas ratée.

Gally est quelqu’un qui mène par l’exemple. Cela rend sa présence encore plus importante au sein d’une jeune équipe. Même s’il ne joue pas, il peut contribuer en discutant avec ses coéquipiers des hauts et des bas d’une série éliminatoire. Il fait partie de ceux qui sont passés par des moments similaires. Et ce genre de connaissances est toujours très précieux.

Plusieurs coéquipiers l’ont d’ailleurs chaudement applaudi lorsqu’il est rentré au vestiaire après la rencontre. Ça démontre d’une part à quel point les joueurs sont près les uns des autres dans ce groupe. Mais aussi, que tout le monde était conscient que Gallagher vivait une situation déplaisante. Personne ne souhaite voir un gars qui a tout donné se retrouver sur la passerelle.

Pour ma part, j’aimerais que Gallagher demeure dans la formation pour le prochain match et pour la suite des séries. La décision finale reviendra bien sûr aux entraîneurs, mais avec ce qu’on a vu mercredi, il mérite de jouer encore. Il a aidé l’équipe à décrocher une importante victoire.

Surtout, ne pas s’emballer

Le sixième match, disputé au Centre Bell, sera d’ailleurs quelque chose. Rappelons que l’an dernier, nous ne nous étions pas retrouvés dans une situation où nous avions l’occasion d’éliminer les Capitals de Washington. Cette fois, le Canadien pourra en finir avec le Lightning.

Il ne faut toutefois pas oublier que celui-ci forme une équipe très expérimentée. De plus, il a toujours rebondi avec une victoire après avoir subi la défaite dans cette série.

Or, les joueurs du CH ne veulent rien savoir de retourner à Tampa Bay. Il importe donc pour eux de prendre un pas de recul par rapport au dernier match, éviter de s’emballer et demeurer dans l’instant présent. En jouant de façon simple, en établissant rapidement leur échec avant, ils s’empareront du momentum et de l’énergie du match.

Et ils auront ainsi l’occasion d’éliminer le Lightning devant une foule de partisans déchaînés.

La question des lecteurs

Pour un joueur qui s’est souvent placé entre son gardien et un tir foudroyant de l’adversaire, est-ce que le fait de bloquer un tir devient une seconde nature ou on y pense parfois pour une fraction de seconde, selon si on affronte un joueur réputé pour décocher des boulets de canon ?

François Caron

Réponse : Il ne faut pas avoir cette fraction de seconde, car on risque d’être en retard sur le jeu et d’être moins bien placé. Le fait d’arriver plus rapidement dans la ligne de tir peut faire hésiter un adversaire qui souhaite lancer. Sinon, on se ferme les yeux et on espère que la rondelle frappera une pièce d’équipement bien rembourrée !

Pour moi, bloquer des tirs est devenu quelque chose de naturel. Ça fait partie de mon identité. C’est la chance pour des joueurs plus défensifs d’avoir leur grain de sel sur la victoire. C’est encore plus agréable lorsqu’on bloque le lancer d’un joueur qui possède un gros tir, comme Alexander Ovechkin. C’était cependant moins plaisant contre Shea Weber, parce que ça pouvait faire très mal…

Propos recueillis par Jean-Philippe Arcand, La Presse

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