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Une guillotine utilisée pendant une manifestation à Montréal fait réagir

Lors de la manifestation pour la Journée des travailleurs, qui a rassemblé des milliers de personnes samedi à Montréal, des personnes ont utilisé une guillotine pour simuler la décapitation du ministre du Travail, Jean Boulet. Dimanche, la scène ayant fait le tour des réseaux sociaux, les partis politiques ont dénoncé cet acte.

Sur les images, on peut voir un manifestant trancher la tête d’une silhouette en carton qui représente le ministre Jean Boulet, sous les applaudissements de la foule. Une autre personne frappe ensuite la tête de la silhouette au sol.

Plusieurs drapeaux d’organisations syndicales sont visibles sur la vidéo.

La CSQ, la CSD, la CSN et la FTQ ont qualifié cette action d’« isolée », dont elles se « dissocient entièrement », dans une déclaration commune publiée sur X. La manifestation de samedi « a réuni des milliers de manifestants issus de l’ensemble des organisations syndicales, du milieu communautaire, d’organismes citoyens et d’associations étudiantes, qui ont défilé pacifiquement dans les rues de Montréal, et ce, du début à la fin », ont ajouté les organisations syndicales.

Réactions des partis politiques

Les différents partis politiques n’ont pas tardé à réagir. « Les syndicats avaient la responsabilité de dénoncer les actes survenus lors d’une manifestation, ce qu’ils ont fait rapidement », a écrit la première ministre, Christine Fréchette, sur X. « Je suis convaincue que nous ferons la démonstration qu’il est possible d’avancer de façon constructive sans violence ou menaces. »

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, s’est dit « autant dégoûté que sous le choc », dans un message publié sur X et a réclamé « des excuses aux organisateurs ».

« Ce type d’action n’a pas sa place dans notre société », a pour sa part réagi Charles Milliard, le chef du Parti libéral du Québec, qui a également demandé des excuses pour « ces agissements inacceptables ». « Les Québécois ne sont pas un peuple violent : notre démocratie repose sur le dialogue, la négociation et la conciliation en cas de désaccord », a ajouté M. Milliard.

La co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Ruba Ghazal, a dénoncé « une violence inacceptable » et a affirmé que « la violence politique n’a pas sa place en démocratie, peu importe d’où elle vient », dans un message publié sur Bluesky. Elle aussi a exigé des excuses des personnes à l’origine de cet acte, qui « ne représentent en aucun cas les milliers de travailleuses et travailleurs, les syndicats et les groupes communautaires avec qui [QS a] marché samedi ».

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