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Le prix du pétrole affole Washington pendant que l’Iran encaisse ses morts sans broncher

La pression de la guerre au Moyen-Orient semble plus forte sur les États-Unis que sur l’Iran, du moins en apparence.

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Malgré plus de 3000 Iraniens tués depuis le début du conflit actuel, le régime de Téhéran projette l’image d’un pays qui encaisse ses morts sans broncher.

Du côté américain, la grogne s’accentue devant la hausse du prix de l’essence et devant l’enlisement de ce conflit.

« Endurer la pression pour les Américains, c’est : jusqu’à combien on peut payer notre litre d’essence ? Et la patience est passablement à bout. Endurer la pression pour les Iraniens, c’est : jusqu’à combien de gens on peut laisser mourir dans notre pays ? Et ils sont déjà assez immunisés contre ça comme régime politique. Alors, ce n’est pas du tout du même ordre », a expliqué le membre associé de la Chaire Raoul-Dandurand, Guillaume Lavoie, en entrevue à LCN.

Le spécialiste de la politique américaine est d’avis que le discours de Donald Trump concernant le conflit avec l’Iran est « surréel ».

« Il est pour beaucoup, soit déconnecté de la réalité, soit c’est une volonté réelle d’essayer de tempérer le problème à son problème politique intérieur », soutient-il.


Capture d’écran LCN

Le président américain répète que les États-Unis sont en position victorieuse et que le cessez-le-feu tient bon.

« Chaque fois qu’il y a des échanges de coups de feu entre l’armée américaine et l’armée iranienne, Donald Trump sort le dictionnaire des synonymes pour dire que ce n’est pas une guerre, que ce n’est pas la fin du cessez-le-feu, mais que ce sont des escarmouches, des échanges, des tapes d’amour », souligne Guillaume Lavoie.

« On veut maintenir cette idée ou, à tout le moins, cette fiction que la guerre est essentiellement réglée », ajoute-t-il. « Les mots “cessez-le-feu” sont des étiquettes qui ne convainquent que ceux qui sont prêts à y croire. Mais on n’a aucune indication sur le terrain que ça ait [le moindre rapport] avec la réalité ».

Si les deux camps en arrivent à un accord de paix, il ne s’agira vraisemblablement pas d’une victoire nette pour Donald Trump ou d’une capitulation du régime iranien, affirme le spécialiste de la politique américaine.

Selon lui, un tel accord ressemblerait davantage à celui conclu par Barack Obama avec l’Iran, qui forcerait Téhéran à « se tenir tranquille » et à renoncer à son programme militaire. En échange, l’Iran serait « arrosé d’argent », résume M. Lavoie.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-dessus.

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