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Manquements à l’éthique: en larmes, la députée Sona Lakhoyan Olivier présente ses excuses

En larmes, l’ex-libérale et actuelle députée indépendante Sona Lakhoyan Olivier présente ses excuses pour les manquements à l’éthique qu’elle a commis pendant la course à la chefferie de Pablo Rodriguez. Mais elle n’a pas l’intention de démissionner de son poste.

Durement blâmée par la commissaire à l’éthique pour avoir utilisé des fonds publics à des fins partisanes et entravé l’enquête, la députée de Chomedey a dit accepter les conclusions du rapport. 

« Je reconnais avoir commis une erreur », a-t-elle sangloté jeudi devant ses pairs à l’Assemblée nationale. À plusieurs reprises durant son laïus de quelques minutes, Sona Lakhoyan Olivier a dû prendre une pause pour essuyer ses larmes et reprendre ses esprits. 

Dans un rapport vitriolique déposé la semaine dernière, la commissaire Ariane Mignolet a levé le voile sur la transformation du bureau de circonscription de Chomedey en véritable « quartier général » des activités partisanes du coin durant la course au leadership, l’an dernier. 

Le local, pourtant payé par l’Assemblée nationale, grouillait de monde et d’activités partisanes. Aussi rémunérés par des fonds publics, les employés de la députée réalisaient du travail pour promouvoir le candidat Rodriguez durant les heures de boulot, de jour comme de soir.

Plus encore, l’élue a entravé le travail d’investigation en faisant disparaître des éléments de preuve, ce qui lui vaut un blâme sévère du chien de garde du code d’éthique et de déontologie des députés, qui recommande une amende de 8000 $.

« J’ai appris de mes erreurs, plaide désormais Lakhoyan Olivier. Ce n’était pas mon intention d’agir de façon inappropriée. (…) J’accepte la sanction ». 

Et l’ancienne libérale n’a pas l’intention de quitter ses fonctions, comme le réclame notamment le chef des rouges, Charles Milliard. 

« Cette expérience m’amène à poursuivre mon travail avec encore plus de prudence, de rigueur et discernement », a-t-elle renchéri, avant de quitter le Salon rouge du Parlement abruptement. 

Péquistes, solidaires et libéraux ne voient pas comment l’élue peut rester en poste, devant l’ampleur des manquements qu’on lui reproche. 

Le ministre Ian Lafrenière a admis lui aussi avoir un « grand malaise ». « Ça entache toute la classe politique », a-t-il déploré. 

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