Aymeric Laporte – « Le patron du vestiaire » de l’équipe nationale espagnole : « Je ne fais confiance à presque personne. »

Le défenseur central espagnol Aymeric Laporte a choisi de ne faire confiance à personne.
Aymeric Laporte n’est pas seulement un pilier de la défense espagnole, mais il est aussi connu de ses coéquipiers comme le « patron » dans le vestiaire de l’équipe espagnole en raison de sa forte personnalité, de son calme et de son autorité de leader.
Dans une récente interview accordée à El Mundo, le défenseur central de 32 ans a révélé pourquoi on le surnomme « le patron », ses sentiments quant à sa participation à une Coupe du monde et son rêve de soulever la Coupe d’or.
Aymeric Laporte. Photo : AP.
PV : C’est votre deuxième Coupe du monde, qu’en pensez-vous ?
Laporte : Oui, je suis très heureux. Je l’ai dit à maintes reprises : c’est un honneur d’être ici, c’est ici que je prends le plus de plaisir à jouer au football. Le style de jeu, mes coéquipiers… nous sommes tous très heureux d’être ici. L’ambiance est toujours excellente et il y a une très bonne cohésion entre nous.
Il possède un passeport espagnol depuis maintenant 5 ans ( Laporte est né en France mais a acquis la nationalité espagnole en 2021 et a décidé de jouer pour l’équipe nationale espagnole).
Comment évalueriez-vous cette période avec l’équipe nationale ?
Honnêtement, je ne pense pas que j’aurais pu prendre une meilleure décision, compte tenu de tout ce qui m’est arrivé jusqu’à présent. Les résultats sont impressionnants et je crois sincèrement en tout ce que nous avons accompli.
Ce furent des années d’expériences extraordinaires, de moments inoubliables : la Ligue des Nations, le Championnat d’Europe… même le simple fait de participer à des tournois internationaux, d’être au cœur de l’action, était unique. Alors, qu’on gagne ou qu’on perde, on en retire toujours une expérience enrichissante.
Rétrospectivement, l’Espagne a atteint les demi-finales en 2021, a remporté la Ligue des Nations 2023 et l’Euro 2024, et a perdu la Ligue des Nations 2025 aux tirs au but…
Oui, c’est exactement ce que je voulais dire. Le fait d’avoir remporté deux titres, en plus d’avoir atteint la finale d’un autre et d’avoir participé à tous ces tournois, avec des succès comme la victoire à l’Euro et en Ligue des Nations, est incroyable.
Nous devons terminer avec la Coupe du Monde.
Oui, gagner la Coupe du monde serait le plus beau cadeau que nous puissions recevoir.
Avez-vous rencontré des difficultés avec les critiques que vous avez reçues après avoir obtenu la nationalité espagnole ?
Non. Je l’ai dit à maintes reprises : je comprends les critiques, je comprends les divergences d’opinions. Finalement, comme je l’ai dit récemment, je vais toujours à contre-courant des exigences du football et de la vie. Certains apprécient, d’autres non, et c’est compréhensible. Mais c’est ma vie, je décide, je décide de ce que je dois faire et j’assume les conséquences de mes décisions. Le soutien de mes proches me suffit amplement.
Est-ce que tu te soucies de ce que les autres disent de toi ?
Bien sûr, tout le monde s’en soucie, mais cela ne me touche plus autant qu’à 17 ou 18 ans. Ni moi ni mon entourage n’en sommes affectés. Heureusement, ma famille a aussi appris à vivre avec, et maintenant nous vivons en paix.
Est-ce important pour vous que les autres vous apprécient ou non ?
Je fais toujours de mon mieux, sur le terrain comme en dehors. Certains m’apprécieront, d’autres non. Bref, je suis assez direct, et ça ne plaira peut-être pas à tout le monde. Ça m’est égal. Ce qui compte vraiment pour moi, ce sont les opinions de mes proches : ma famille, mes amis et mes coéquipiers.
C’est mon deuxième entretien avec vous, mais la première fois, j’ai eu l’impression que vous étiez une personne très sérieuse, voire distante. Êtes-vous conscient de cette image ?
Peut-être. Je crois qu’au final, je ne fais confiance à presque personne. Je ne suis pas sur la défensive, mais je garde mes distances pour ne pas me faire avoir. J’essaie d’être le plus naturelle possible, mais je sais que parfois, j’ai fait confiance et j’ai été trahie.
Je comprends que cela découle d’expériences passées.
Oui, évidemment. Et cela pourrait aussi venir de ce que j’ai vécu enfant, il y a très longtemps. Je crois que tout ce que nous vivons nous marque.
Aujourd’hui, on dit de lui qu’il est le leader du vestiaire.
[Rires]. Avant mars de cette année, personne ne m’appelait patron, jusqu’à ce que je dise dans une interview que j’aimais ça, et maintenant il s’avère que tout le monde m’appelle patron.
Ont-ils raison ou tort ?
Je ne sais pas. Je suis juste une personne ordinaire et j’essaie de partager mon expérience.
Et la dernière question : quel est l’objectif de l’Espagne lors de cette Coupe du monde ?
Nous donnons le meilleur de nous-mêmes. On attend beaucoup de nous, compte tenu de nos succès de ces dernières années. J’en suis convaincu : nous devons accomplir de grandes choses.
Nous donnerons tout, du premier au dernier match. Nous espérons atteindre la finale et la gagner. C’est le rêve de tous les Espagnols, et plus encore le nôtre.
Source : www.elmundo.es
Source : https://danviet.vn/aymeric-laporte–ong-chu-phong-thay-do-cua-dt-tay-ban-nha-toi-hau-nhu-khong-tin-tuong-ai-ca-d1435170.html




