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34e départ à la CAQ | François Bonnardel ne se représentera pas aux prochaines élections

Le ministre de l’Immigration et député de Granby, François Bonnardel, ne se présentera pas aux prochaines élections provinciales, en octobre. Après une longue réflexion, le ténor de la Coalition avenir Québec (CAQ) a récemment pris la décision de se retirer de la vie politique.

Mis à jour le
13 juillet

L’information, d’abord rapportée par le réseau TVA, a été confirmée à La Presse en début de journée lundi.

M. Bonnardel avait initialement été élu avec l’Action démocratique du Québec (ADQ) en 2007, dans la circonscription de Shefford. L’ADQ a ensuite fusionné avec la CAQ en 2012 et M. Bonnardel a été élu sous la bannière caquiste aux élections générales de la même année dans la circonscription de Granby, renommée ainsi en 2011.

Dans l’histoire plus récente, le principal intéressé a également été ministre des Transports, entre 2018 et 2022, puis ministre de la Sécurité publique de 2022 à 2025.

Lors d’un remaniement ministériel en septembre 2025, le premier ministre de l’époque, François Legault, l’avait écarté du Conseil des ministres.

M. Bonnardel a finalement réintégré le Conseil en avril 2026, après l’élection de Christine Fréchette, qu’il avait finalement appuyée après avoir considéré l’idée de se lancer dans la course à la chefferie caquiste.

En 2025, l’élu avait été éclaboussé, comme bien d’autres, par le scandale de l’explosion des coûts du projet informatique SAAQclic. Il était ministre des Transports lorsque le coût du virage numérique de la SAAQ (CASA) a explosé, passant de 500 millions à plus de 1 milliard, à la suite d’une « replanification » menée en septembre 2020.

L’homme âgé de 58 ans avait alors soutenu ne pas avoir reçu « les informations adéquates » sur le fiasco qui se dessinait. « Je ne dis pas qu’on n’aurait pas pu être un peu plus pointilleux. Mais dans l’œil du moment, en septembre 2021, le portrait me rassurait », avait lancé le ministre.

Une annonce à suivre

Selon nos informations, la décision de M. Bonnardel n’a surpris personne et était attendue dans les rangs caquistes. L’identité de la personne qui succédera au ténor du parti dans Granby serait d’ailleurs déjà connue. Une annonce est attendue à ce sujet dans les prochaines semaines, voire les prochains jours.

Remplacer François Bonnardel, qui a remporté un total de six élections durant sa longue carrière politique, ne sera pas chose simple pour la CAQ et Christine Fréchette. Celle-ci miserait sur une candidature connue dans la région. « On arrive au terme d’un cycle politique et ça amène les élus à se questionner sur la suite », a dit la PM lundi.

C’est tout de même une tuile pour la CAQ, puisque Granby était l’une des circonscriptions les moins en danger pour la formation. Encore lundi en début de journée, l’agrégateur de sondages Qc125 donnait de très bonnes chances à M. Bonnardel de conserver son siège.

PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, ARCHIVES LA PRESSE

La première ministre Christine Fréchette lors d’un point de presse à Montréal la semaine dernière

Avant que M. Bonnardel débarque dans le paysage politique, Granby avait été détenue par les péquistes et les libéraux, qui en avaient fait une forteresse entre les années 1990 et le début des années 2000.

Le député devient le 35e caquiste à annoncer son retrait de la vie politique à la fin de son mandat. Le caucus de la formation compte présentement 79 députés. L’un des plus récents départs était celui du ministre Mathieu Lacombe. Élu pour la première fois en 2018 et nommé ministre de la Famille, ce dernier avait pris la tête du ministère de la Culture et des Communications après les élections de 2022.

Des attaques ont commencé à fuser sur les réseaux sociaux lundi, après l’annonce du départ de M. Bonnardel.

« Legault. Guilbault. LeBel. Dubé. Boulet. Lacombe. Julien. Caire. Charest. Carmant. Proulx. Et vraisemblablement Bonnardel. Quand les piliers cherchent la sortie les uns après les autres, ce n’est pas un “renouveau” : c’est le sauve-qui-peut d’un régime en fin de vie », a martelé le conseiller de l’exécutif national du Parti québécois, Alexandre Pronkin.

Les prochaines élections provinciales sont prévues le 5 octobre prochain. La campagne électorale s’amorcera véritablement à la rentrée automnale. La plupart des sondages placent le Parti québécois (PQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) au coude-à-coude, tandis que la CAQ profite de « l’effet Fréchette » et remonte un brin dans les intentions de vote, selon certains sondeurs.

Pendant ce temps, Québec solidaire (QS) et le Parti conservateur du Québec (PCQ) récoltent quant à eux entre 10 et 12 % des voix, en moyenne, selon le coup de sonde.

L’histoire jusqu’ici

  • 2007 : François Bonnardel est élu pour la toute première fois sous la bannière de l’Action démocratique du Québec (ADQ) dans Shefford.
  • 2018 : L’élu est nommé ministre des Transports par le premier ministre de l’époque, François Legault, après l’élection d’un gouvernement majoritaire.
  • 2022 : Il devient ministre de la Sécurité publique, un poste qu’il conservera trois ans jusqu’à son exclusion du Conseil des ministres.
  • 2026 : M. Bonnardel réintègre le Conseil des ministres après l’arrivée de Christine Fréchette à la barre de la CAQ.

Avec la collaboration de Maryse Tessier, La Presse

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