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Le Canadien | Le désavantage de la glace

Le Canadien doit se préparer au défi de faire face à un septième match, mais la bonne nouvelle, c’est qu’il n’aura pas à le faire devant ses partisans.


Publié hier à
16 h 56

Au hockey, l’expression « avantage de la glace » existe depuis longtemps, autant que les bâtons courbés et les masques des gardiens. Elle désigne le privilège de pouvoir disputer une majorité de matchs d’une même série devant ses partisans, et depuis que le hockey existe, on estime que l’avantage de la glace, c’est quelque chose de très important.

Sauf, peut-être, dans le cas qui nous préoccupe.

Cette série entre le Canadien et les Sabres de Buffalo est maintenant égale 3-3, et le septième et très décisif dernier match est prévu pour ce lundi soir au KeyBank Center. Dans un monde normal, le Canadien ne devrait pas en être là, ayant eu la chance d’en finir samedi soir au Centre Bell, dans cet aréna qui serait le meilleur au monde selon plusieurs, et devant cette foule qui devrait à elle seule pousser l’adversaire à déclarer forfait tellement elle est bruyante.

Mais samedi soir, cette défaite sans appel de 8-3 a rappelé au Canadien et à ses partisans que l’avantage de la glace est peut-être un concept un peu flou et surfait en ce moment, et puis justement, c’est peut-être cette réalité qui permet au Canadien d’espérer un meilleur résultat en vue de ce dernier voyage du printemps à Buffalo.

« Je sais pas si c’est un avantage ou un désavantage que d’aller là-bas pour le septième match, s’est limité à dire Martin St-Louis à ce sujet avant le départ du club, dimanche. Il va falloir disputer un bon match. »

PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, LA PRESSE

Martin St-Louis

Depuis le début de cette série de deuxième tour, ledit avantage s’est transformé en désavantage. Les Sabres ont bien remporté le premier match devant les leurs, mais ils ont ensuite échappé les deux suivants au KeyBank Center, les deuxième et cinquième matchs, par une marque combinée de 11-4. Le Canadien a remporté le troisième match au Centre Bell, mais il a par la suite perdu les deux autres au même endroit.

Phillip Danault a bien du mal à expliquer tout ça.

« Un match numéro 7 sur la route, dans le cas présent, c’est presque un avantage, a dit l’attaquant québécois dimanche avant le départ du club. Depuis le début des séries, on a une fiche de 2-4 à la maison, et une fiche de 5-2 sur la route. C’est une série vraiment égale ; contre Tampa Bay, je trouvais qu’on avait le dessus pendant toute la série, mais là, c’est pas mal égal, les deux équipes sont très similaires. Mais je sais pas pourquoi c’est comme ça sur la route pour nous… On aime ça. J’ai vécu des années aussi quand je jouais avec les Kings où on était meilleurs sur la route qu’à la maison.

« On ne perd pas au Centre Bell à cause de la pression de la foule. La foule a de l’énergie, et on veut qu’elle en apporte, et ç’a adonné juste comme ça. Il y a peut-être un peu de manque de maturité de notre part là-dedans, sur le fait de ne pas être capables de fermer les livres à la maison. »

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Phillip Danault

Le Canadien doit en premier tenter d’oublier assez rapidement le match de samedi soir, et aussi ce résultat sans appel, un cuisant revers de 8-3. C’est ici, aussi, qu’il faut rappeler que cette équipe n’a pas perdu deux matchs de suite depuis la mi-mars, ce qui est sans doute une bonne raison pour un peu d’optimisme dans le camp montréalais.

« Que tu perdes en prolongation ou que tu perdes 8-3, c’est sûr que c’est un peu décevant pour nous, parce que c’était un peu comme une deuxième chance de pouvoir finir ça en six, à la maison, et on n’a pas apporté notre meilleur match pour l’occasion, a admis Phillip Danault. Mais c’est ça, les séries, c’est des montagnes russes. C’est une très bonne équipe de l’autre côté, ils ont joué de manière désespérée, ils ont mérité la victoire samedi, et nous, c’est sûr qu’on doit relever le niveau de jeu si on veut gagner cette série-là lundi soir à Buffalo. On ne peut pas se permettre de jouer comme on l’a fait samedi. »

Malgré tout, le Canadien se retrouve en position de pouvoir causer la surprise, encore, comme il l’a fait au premier tour avec une victoire en plein match numéro 7 et en pleine glace ennemie à Tampa Bay.

Cette fois-là, le Canadien avait pu s’en tirer malgré une performance offensive médiocre, et malgré un total de seulement neuf tirs au but. Phillip Danault reconnaît que la stratégie devra être différente cette fois-ci. « On ne pourra pas toujours les gagner de cette manière-là », a-t-il admis.

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