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Subis par Renaud Lavoie et Benoît Gagnon : qu’est-ce qu’un AVC et comment réagir lorsqu’on en est victime?

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) dont ont été victimes Renaud Lavoie et Benoît Gagnon au cours des dernières semaines constituent une urgence médicale et chaque minute compte afin d’éviter des séquelles ou même la mort.

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Un AVC survient lorsque la circulation sanguine est interrompue dans une partie du cerveau et que les cellules cérébrales dans la zone blessée ou endommagée meurent.

Le journaliste sportif et l’animateur peuvent se compter chanceux d’avoir rapidement obtenu une assistance médicale et de n’avoir subi aucune séquelle physique à la suite de leurs événements respectifs.

Selon la fondation des maladies du cœur et de l’AVC, 1,9 million de cellules cérébrales meurent toutes les minutes après un AVC.

« Chaque minute d’hésitation peut avoir une incidence sur les mouvements, la coordination motrice, la vision et la mémoire du patient », mentionne-t-on sur le site internet du ministère de la Santé et des services sociaux.

Quelque 66 % des personnes n’arrivent pas à l’hôpital à temps pour recevoir le traitement approprié, ce qui entraîne leur mort ou leur cause des séquelles.

Quelque 20 000 Québécois sont victimes d’un AVC chaque année, selon le gouvernement provincial, et 130 000 personnes résident au Québec avec des séquelles à la suite d’un accident vasculaire cérébral.

Comment reconnaître un AVC ?

Les symptômes d’un AVC peuvent inclure la faiblesse d’un seul côté du corps, un fourmillement au niveau du visage, des bras ou des jambes, une difficulté à comprendre les autres ou à parler, des troubles de vision et des étourdissements, selon l’Agence de santé publique du Canada.

Les autorités proposent l’acronyme VITE pour se souvenir des signes avant-coureurs, V pour « Visage » (est-il affaissé ?) I pour « Incapacité » (les bras peuvent-ils être levés en même temps ?), T pour « Trouble de parole » et E pour « Extrême urgence » (composer le 911).

Il est impératif de contacter les services d’urgences

« Il est très important d’obtenir une assistance médicale dans les 4 premières heures et demie qui suivent un AVC », mentionne l’Agence de santé publique canadienne.

« Vous pourriez être en mesure de prendre des médicaments qui peuvent réduire ou renverser les effets d’un AVC », ajoute-t-on.

Il est vivement déconseillé de s’allonger pour se reposer, d’attendre de voir si les symptômes disparaissent ou d’attendre de voir si de la douleur se présente.

« Allez à l’hôpital même si plus de 4 heures et demie se sont passées ou que vos symptômes ont disparu », précise-t-on sur le site internet gouvernemental.

Mini-AVC

Il existe aussi des accidents vasculaires cérébraux de petite envergure, nommés « mini-AVC ».

Le phénomène se produit lorsqu’un vaisseau sanguin est bloqué de façon temporaire par un petit caillot. Les effets sont ainsi ressentis pendant moins de 24 heures.

Les symptômes sont les mêmes qu’un AVC, ce qui fait en sorte qu’il est impératif de consulter, même si les symptômes disparaissent rapidement.

« Sans traitement, vous pourriez être à risque d’avoir un AVC au cours des 5 années qui suivent, précise l’agence fédérale. Un mini‐AVC est un signe avant-coureur important indiquant que le flux sanguin vers votre cerveau ne fonctionne pas correctement. »

Comment les prévenir ?

Bien que plus l’âge avance, plus les risques de subir un AVC sont importants, les jeunes peuvent aussi en subir un.

Voici des conseils de l’Agence de santé publique du Canada pour réduire les risques.

  • Surveiller régulièrement votre tension artérielle ;
  • Manger des aliments variés et nutritifs ;
  • Faire de l’activité physique régulièrement ;
  • Maintenir un poids santé ;
  • Cesser de fumer (ou ne pas commencer à fumer) ;
  • Gérer son stress ;
  • Limiter la consommation d’alcool.

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