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Le chef libéral Charles Milliard mise sur l’économie et la « rationalité

Soulignant que la politique n’est pas « un concours de popularité », le chef du Parti libéral Charles Milliard veut miser sur le thème de l’économie et sur la rationalité pour prendre le pouvoir.

« On a une première ministre qui fait des annonces à toutes les trois minutes et qui finalement fait des annonces sur la carte de crédit des Québécois […] et ça, c’est inquiétant », a lancé le chef vendredi dans un discours en Estrie. « Ce n’est pas un concours de popularité qu’on cherche. C’est un concours de rationalité pour amener le Québec à la bonne place. »

Les libéraux étaient réunis dans un hôtel de Sherbrooke en fin de semaine pour leur dernier conseil général avant la campagne.

Un seul thème y a été discuté : l’économie. Après huit ans dominés par le nationalisme économique de la CAQ, le PLQ « redevient le seul véritable parti de l’économie au Québec », a déclaré son chef dans un discours samedi.

Le taux d’imposition des PME réduit à 10 %

Pour ce faire, M. Milliard s’est engagé notamment samedi à réduire graduellement le taux d’imposition des PME de 11,5 % à 10 %.

Cette proposition émerge un peu plus d’un mois après l’annonce par Christine Fréchette d’une autre baisse d’impôt destinée aux PME qui doit toucher 75 000 entreprises.

Les PME au Québec génèrent les trois quarts du PIB, a souligné le député libéral Frédéric Beauchemin dans un panel au conseil général samedi après-midi.

Le Québec doit « redevenir une économie de production » et se « réindustrialiser » a aussi plaidé son chef dans son discours. Avec leur plan, les libéraux pensent faire passer la contribution du secteur manufacturier au PIB de 12 à 15 % d’ici à 2035.

Charles Milliard s’est aussi engagé à sévir contre « la paperasse et la surréglementation » en instaurant un moratoire « immédiatement » après son élection sur « toute nouvelle réglementation susceptible d’alourdir le fardeau administratif des PME ».

Lors d’un vote à main levée informel parmi les militants samedi, une vaste majorité a indiqué prioriser la déréglementation à d’éventuelles baisses d’impôt ou de taxes.

Trop de projets stoppés, selon Milliard

Vendredi, le chef libéral avait dit vouloir développer « une culture du “Oui” économique » en créant un « climat d’affaires favorable au Québec ». Le rôle du premier ministre et du conseil des ministres, dit-il, est d’agir comme des « développeurs en chef ».

« Combien de projets sont stoppés au Québec par la culture du “Non” économique ? » a-t-il aussi lancé.

Invité samedi matin à citer des exemples de projets stoppés, M. Milliard n’en a toutefois pas donné. Il a cependant réitéré sa volonté de doter le Québec d’une nouvelle politique forestière favorable aux entreprises.

Le chef libéral n’a pas non plus voulu s’étendre sur le plan qu’il compte présenter sur la langue française. Il sera présenté avant le 21 juin, a-t-il indiqué.

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